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Titre : Zenith ouvre une consultation sur un projet visant environ 100 postes au Locle
Filtre géographique : Suisse
Date de publication : 29 octobre 2026

Zenith ouvre une consultation sur un projet visant environ 100 postes au Locle

La manufacture horlogère Zenith a ouvert le 22 octobre 2026 une consultation de son personnel dans le cadre d’un projet de repositionnement stratégique. Environ 100 des 196 postes du site du Locle pourraient être concernés, ainsi que 101 emplois dans le réseau international. Ces chiffres restent provisoires : les décisions définitives dépendront de la procédure en cours.

Un projet de redimensionnement, pas une décision définitive

Zenith a confirmé le 22 octobre l’ouverture d’une consultation du personnel. Selon les informations communiquées aux salariés et rapportées par plusieurs médias, le projet porte à ce stade sur environ 100 postes au Locle, où la manufacture compte 196 collaborateurs, et sur 101 postes dans son réseau international de distribution.

La direction inscrit cette réorganisation dans un repositionnement vers une production plus exclusive, avec des volumes réduits et un réseau commercial resserré. Reuters rapporte que les fonctions internationales concernées relèvent notamment des ventes et du marketing. Unia indique toutefois que la production, la vente et l’administration seraient touchées, soit presque tous les départements.

Un enjeu social majeur pour Le Locle et le canton

Si l’ordre de grandeur annoncé était confirmé, le projet concernerait environ la moitié de l’effectif de la manufacture du Locle. L’impact dépasserait donc l’entreprise : les compétences horlogères, les sous-traitants et l’emploi des Montagnes neuchâteloises sont directement exposés à l’ampleur du redimensionnement envisagé.

La direction a indiqué vouloir conserver des activités au Locle et continuer à fournir des mouvements à d’autres maisons de LVMH. Elle envisage également un maintien d’activités de service après-vente. Aucun effectif cible, volume de production futur ou périmètre industriel garanti n’a cependant été rendu public. Le maintien d’une présence industrielle ne permet donc pas, à ce stade, de mesurer le nombre d’emplois qui subsisteraient.

Une consultation ouverte jusqu’au 12 novembre

La consultation doit permettre au personnel et à ses représentants de proposer des solutions pour éviter des licenciements, en réduire le nombre ou en atténuer les conséquences. Le cadre présenté par l’État de Neuchâtel prévoit que l’employeur fournisse les informations utiles, examine les propositions et communique ensuite les résultats de la consultation ainsi que ses décisions définitives au personnel et au Service cantonal de l’emploi.

Après une rencontre avec la direction et une assemblée du personnel le 26 octobre, les salariés ont mandaté Unia pour défendre leurs intérêts. Le syndicat a annoncé disposer d’un délai jusqu’au 12 novembre pour formuler des propositions. La direction devrait y répondre au plus tard le 16 novembre, avant l’ouverture annoncée des négociations sur les mesures sociales.

Des reclassements seulement envisagés

Zenith dit vouloir rechercher des alternatives au sein du groupe LVMH et auprès d’autres entreprises de la région. À ce jour, aucun transfert n’est annoncé comme réalisé. Le nombre de postes disponibles, les sociétés susceptibles d’accueillir des salariés, les conditions d’un éventuel reclassement et les mesures de formation ne sont pas connus.

Un contexte horloger contrasté

Le projet intervient dans une période tendue pour une partie de l’horlogerie suisse, mais les données de branche ne décrivent pas un recul uniforme. Les exportations horlogères ont progressé de 11,7 % en septembre 2026 et de 2,7 % sur les neuf premiers mois de l’année, selon la Fédération de l’industrie horlogère suisse. Ces données agrégées masquent toutefois des écarts importants selon les marques, les gammes, les marchés et les volumes.

Sources